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octobre 30, 2011 | | Commentaires 0

ASAP Rocky, l’homme qui vaut 3 millions de dollars…

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Phénomène… Ce qualificatif est sûrement trop souvent utilisé pour introduire en Europe les jeunes pousses du game U.S connaissant un buzz grandissant. Mais cette fois ce mot est parfaitement approprié. En effet, en quelques mois et des titres comme « Peso » et « Purple Swag », l’emcee de 23 ans originaire de Harlem a vu certes sa cote monter en flèche sur la blogosphère U.S, mais le New York Times (photo ci-dessus), ainsi qu’en Angleterre The Guardian se sont déjà penchés sur lui et le tout s’est conclu par une signature sur RCA / Sony Music, sans oublier la première partie de la prochaine tournée de Drake.

D’autant qu’identitairement parlant ce jeune artiste new-yorkais ne court pas après l’histoire du rap de la ville, pesant trop souvent comme une chape de plomb sur les nouveaux visages qui essaient de se faire une place sur la scène actuelle. Il trouve d’ailleurs les new-yorkais en général, avec son franc-parler le caractérisant, têtus et arrogants. En atteste ses déclarations : « Je ne me considère pas comme je cite: un vrai rappeur de New York », allant même jusqu’à dire avec bien entendu un brin de provoc, « Je n’aime même pas les rappeurs de New York… »

Pour preuve, sa musique et son style en sont le parfait reflet. Musicalement, ASAP Rocky s’inspire fortement des codes de sons venant du Sud et particulièrement de Houston, avec également des phases rappelant le mythique groupe de Cleveland, Bone Thugs-n-Harmony, ainsi que des tendances de la Bay Area. Et cette touche de Houston, ASAP Rocky l’appuie même à coup de codéine… Cependant vestimentairement parlant, cet emcee est loin des clichés volontairement grossis au Texas ou en Géorgie (à une dent près) voir de ceux des Diplomats venant également de Harlem. Lui, il préfère les chaussures Gucci, et des créateurs comme Rick Owens et Raf Simons, comme il les cite dans « Peso ».

Mais tout ça n’est-ce pas pour, certes alimenter le personnage A$AP Rocky, mais surtout mieux contourner justement cette pression qu’un jeune artiste hip hop venant de la grosse pomme doit supporter. Car même s’il se dit que son entourage artiste actuel se trouve plus dans Drake et Odd Future, pour le reste, Mayers Rakim (de naissance, en référence à Rakim) a grandi justement avec le son des Diplomats et il en a d’ailleurs assuré une première partie dernièrement, avouant avoir été ému de voir ce fameux public arrogant et têtu de New-York bouger sur ses sons. De plus, il y a plusieurs jours maintenant, une vidéo virale le montrait en studio avec le beatmeaker officiel de Dipset, araabMUZIK.

Mais cette semaine, A$AP Rocky a définitivement franchi un palier. Car il a certes signé un deal en major avec RCA, mais selon ses déclarations à Pitchfork, ce deal en question serait phénoménal compte tenu de la santé du marché actuel. En effet, lui qui disait tout comme ses homies de Odd Future qu’il ne voulait pas rejoindre une grosse écurie de l’industrie, a finalement rejoint ce label de Sony en pleine restructuration (le label Jive a d’ailleurs disparu au passage) contre un contrat de 3 millions de dollars selon ses dires. Contrat qui, comme il a précisé, ne pouvait pas se refuser, lui qui devait faire avec le système D de la rue il n’y a pas si longtemps que ça, avec à peine 3000 dollars à la banque…

ASAP Rocky fêtera d’ailleurs en quelque sorte ce deal le 31 octobre prochain, avec le lancement de sa nouvelle mixtape LiveLoveA$AP, et le titre « Bass » produit par Clams Casino, qui en est extrait, vous donnera un aperçu de l’univers musical de ce nouvel espoir du game U.S.

ASAP Rocky LiveLoveASAP cover


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Catégorie: Music News

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